Cinéphile m'était conté ...

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Amérique du Sud


Aux sources de la tragédie (Sous la grande roue)

La littérature contemporaine argentine au féminin se porte très bien et affiche une diversité de talents que bien des pays pourraient lui envier. Lucia Puenzo, Elsa Osorio, Samanta Schweblin, Eugenia Almeida et Claudia Pineiro en sont quelques unes des figures marquantes, sans oublier Selva Almada, dont on a déjà pu lire Après l'orage et Les jeunes mortes. S'il ne nous parvient qu'aujourd'hui, Sous la grande roue a été publié en Argentine entre les deux livres précités sous le titre Ladrilleros (briquetiers) qui fait allusion au métier des deux pères des jeunes "héros" du roman. Sous la grande roue commence comme une tragédie grecque ou encore un western, avec deux garçons qui gisent au beau milieu d'une fête foraine, se vidant peu à peu de leur sang. Le style très visuel de la romancière, et souvent crue, accompagne alors une batterie de flashbacks, dans un savant désordre chronologique, afin de remonter aux sources du drame. L'action de l'ouvrage se situe dans la province d'Entre Rios, au nord de Buenos Aires et à l'ouest de l'Uruguay, sur une terre aride où chaleur et alcool exacerbent les animosités et les rancoeurs. Sous la grande roue est une histoire de violence et d'hérédité plus ou moins consciente et surtout de machisme, où l'on se bagarre souvent pour montrer aux autres et à soi-même que l'on est un homme, un vrai. La plume de Selva Almada est aiguisée et clinique, il y manque peut-être un semblant d'émotion et d'empathie pour ses personnages, voire d'humour, pour que l'on soit entièrement conquis. Mais elle ne dépare dans la constellation des autrices argentines et mérite que l'on suive attentivement la suite de sa production (elle a 46 ans).

 

 

L'autrice :

 

Selva Almada est née le 1er janvier 1973 à Villa Elisa (Argentine). Elle a publié Après l'orage et Les jeunes mortes.

 


21/06/2019
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Cette sacrée vérité (Les deux vies de Sofia)

Les amateurs de grand romanesque doivent se jeter toutes affaires cessantes sur Les deux vies de Sofia du Brésilien Ronaldo Wrobel : ils ne seront pas déçus et en auront pour leur argent. Voire plus qu'ils n'escomptaient car l'intrigue n'a pas peur de l'invraisemblable avec deux de ses personnages principaux qui approchent doucement de leur 100ème anniversaire. Entre l'Allemagne nazie, notamment avant la deuxième guerre mondiale, et Rio, en 2013, les péripéties se succèdent sur un rythme échevelé, oscillant entre le drame et le baroque, avec un soupçon d'humour. Mais au fond, ce sont la mémoire, la transmission et la vérité qui sont les vrais sujets d'un livre qui porte le titre de La romance inachevée de Sofia Stern en portugais. La quête de vérité, donc, qui est le souci premier du narrateur du livre, petit-fils de Sonia, qui a bien du mal à démêler le vrai du faux dans les souvenirs et les dires flottants de sa grand-mère. Le roman est facile à lire, avec son style clair et sans affèteries, dans un tempo de thriller qui ménage le suspense jusqu'au bout avec un twist final que les plus malins auront peut-être suspecté à l'avance. Mais en définitive, ladite Sonia conserve beaucoup de son mystère et c'est très bien ainsi.

 

 

L'auteur :

 

Ronaldo Wrobel est né en 1968 à Rio. Il a publié plusieurs romans dont Traduire Hannah.

 


05/06/2019
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L'hypocondriaque et le thaumaturge (Une santé de fer)

Dans le droit fil des précédents romans de l'uruguayen Pablo Casacuberta, et notamment Scipion, Une santé de fer est une introspection à la fois dense et raffinée d'un personnage, Tobias, pour le moins torturé et qui, à 50 ans (La mediana edad, comme le dit le titre original), n'a encore eu que peu maille à partir avec la vie réelle. En effet, notre homme, décrit physiquement comme une sorte de viking, vit avec sa mère, adepte de spiritisme, et n'exerce aucune profession, vivant sur une maigre pension qui continue à être versée après la mort d'un père qu'il n'a pas connu. Singulier héros que ce Tobias, hypocondriaque forcené, qui voit en son homéopathe de médecin un véritable thaumaturge et, accessoirement, un père de substitution. Alors, quand ce dernier connait une crise existentielle, ce cher Tobias ne peut qu'en être gravement affecté. Le livre se situe entièrement dans l'esprit embrumé du susnommé lequel non seulement commente les événements au fur à mesure qu'ils se déroulent, au cours d'une unique journée, mais digresse sans cesse par association d'idées dans son passé et sur le sens de sa propre existence. Avec un humour subtil et une écriture irréprochable, Pablo Casacuberta nous enferme 200 pages durant dans les pensées labyrinthiques de son malade imaginaire et l'expérience est à vrai dire assez amusante au début mais ne résiste pas à la longue à l'usure de ce qui est avant tout un exercice de style. A moins d'être fasciné par la vie intérieure de Tobias, l'ennui pointe le bout de son nez et persiste pour le lecteur prisonnier du roman comme d'un marais stagnant. Avec en sus la désagréable impression d'être obligé de lâcher traitreusement Tobias en cours de route, comme lorsqu'on assiste impuissant à la conversation certes intéressante mais au final assommante d'un ami bien trop bavard.

 

 

L'auteur :

 

Pablo Casacuberta est né en 1969 à Montevideo. Il a publié 8 romans dont Ici et maintenant et Scipion.

 


26/05/2019
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Les petits voleurs (Invisibles)

Pour qui est familier de l'univers de Lucia Puenzo, la cinéaste de XXY et la romancière de Wakolda, la découverte de Invisibles, son dernier livre, a de quoi surprendre. Plutôt adepte des drames psychologiques, elle a cette fois opté pour un tempo de thriller qui s'adapte parfaitement à son sujet et à ses personnages, deux adolescents et un enfant de 6 ans, des petits voleurs de rue amenés à agir sur ordre de leur commanditaire dans une zone sécurisée de la côte uruguayenne, habitée par de riches privilégiés. Ce genre d'endroit a d'ailleurs été souvent décrit par la littérature (Bétibou) et le cinéma (la Zona) latino-américains, mais plutôt dans leur version urbaine. Si Invisibles est doté d'un rythme rapide, ce qui frappe davantage est le portrait de ses trois "héros" privés d'enfance et d'innocence, habitués à évoluer en mode survie et conscients de leur statut de marginaux, manipulables à merci et jetables à plus ou moins long terme. Et l'on retrouve dans ces profils une Lucia Puenzo familière, autant intéressée par l'enfance, la puberté et l'adolescence que sensible à des préoccupations sociales dans un pays, l'Argentine, où les inégalités atteignent des sommets. Souvent très dur, le livre se caractérise aussi par des instants de tendresse volés et quelques passages empruntés au réalisme magique, voire au fantastique. Au début de sa carrière, Lucia Puenzo a tourné un court-métrage intitulé Los invisibles. Etait-ce la préfiguration de son roman ? Aucune biographie ne le précise.

 

 

L'autrice :

 

Lucia Puenzo est née le 28 novembre 1976. Elle a publié 5 romans dont L'enfant poisson et Wakolda.

 


23/05/2019
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Secrets codés (La fille du cryptographe)

Comment ? Encore un écrivain argentin qui écrit sur les années de dictature ? Oui, le traumatisme stagne toujours comme une eau marécageuse et comment pourrait-il en être autrement avec cette période noire de l'histoire de l'Argentine dont le pays est loin d'avoir fait le deuil ? La fille du cryptographe commence en 1968, année mondiale de troubles, et le portrait du narrateur se dessine progressivement. Un garçon irrésolu, attiré par la cryptographie et qui tombe coup sur coup sous le charme d'un professeur charismatique et d'une jeune femme insaisissable. Deux personnages qui seront omniprésents dans sa vie, d'abord au temps de la création d'un club secret très particulier puis au service, à contrecoeur, de la junte militaire. Tout le livre baigne dans un climat de secrets, de rivalités, de soupçons, de délations et de trahisons. Une atmosphère fascinante et brumeuse accentuée par une narration qui se fait souvent allusive et garde une large part de mystère. Ce parti pris peut d'ailleurs indisposer les lecteurs impatients de voir les situations évoluer avec davantage de célérité et sur un mode moins obscur. Le roman de Pablo De Santis est pourtant un modèle de construction qui distille ses informations, codées ou non, au fil des pages, les moindres détails de l'intrigue pouvant revenir à la surface quelque temps plus tard. Il y a dans La fille du cryptographe un parfum de film noir, un brin opaque et délétère, avec une forme de suspense psychologique et romantique, qui mérite les efforts consentis pour être décrypté.

 

 

L'auteur :

 

Pablo De Santis est né le 27 février 1963 à Buenos Aires. Il a publié 13 romans dont La traduction et Crimes et jardins.

 


20/11/2018
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Génération perdue (Minuit vingt)

Quand un ami de jeunesse meurt prématurément, même s'il n'était plus aussi proche qu'avant, il est inévitable de se souvenir et de se demander ce que l'on a fait de sa propre vie et quand on a commencé de trahir peu ou prou ses idéaux. C'est à ce moment précis d'auto-analyse que se trouvent les trois personnages principaux, et les narrateurs successifs de Minuit vingt. Un livre sombre, signé du jeune auteur brésilien Daniel Galera, dont il est probable qu'il recèle une grande part autobiographique. Le roman est relativement court mais très dense, surfant entre des flashbacks du passage au nouveau millénaire à 2014, d'une aventure collective d'une époque excitante à une réalité individuelle déprimante. Point de linéarité donc dans Minuit vingt où l'auteur brasse tout un tas de thèmes générationnels d'où sourd une inquiétude rampante, celle de la fin d'un monde et l'avènement d'un nouveau à moins qu'il ne soit qu'une préfiguration de l'apocalypse. Malgré de nombreuses digressions et une noirceur presque intégrale, le livre convainc et séduit en grande partie par sa sincérité et son honnêteté aussi douloureuse et parfois accablante soit-elle. Une radiographie d'une jeunesse perdue soit un thème assez rebattu mais renouvelé par le style délié et la pertinence de Galera, indubitablement doué pour questionner l'air du temps et l'évolution de la société brésilienne (à l'heure des élections dans le pays, le roman n'en est que plus congru et lucide).

 

 

L'auteur :

Daniel Galera est né en 1979 à Sao Paulo. Il a publié Paluche et La barbe ensanglantée.

 


06/11/2018
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Les braises de la passion (Sympathie pour le démon)

Auteur souvent passionnant, volontiers expérimental, le brésilien Bernardo Carvalho réalise une sorte de tour de force avec Sympathie pour le démon, oeuvre exigeante dont la lecture peut aussi se révéler lassante à force de ressasser, d'analyser et d'approfondir son thème majeur : la passion amoureuse. Le début du livre semble pourtant partir dans une toute autre direction avec la découverte d'un personnage singulier, Le Rat, qui travaille dans une ONG et s'est spécialisé dans les missions difficiles, principalement en zone de guerre. Mais à un moment, le livre bascule vers la confession de son principal protagoniste : le récit de la liaison toxique du Rat avec un autre homme, surnommé le chihuahua, sous le regard d'un troisième larron, compagnon du second, appelé le Clown. C'est avec une plume quasi proustienne que Carvalho décortique dans ses mille et une facettes, cette relation avec ce qu'il faut bien appeler un pervers narcissique, qui n'arrête pas de souffler le chaud et le froid pour attiser ou éteindre les braises de la passion. Il n'y a pas de progression dramatique à proprement parler dans Sympathie pour le démon mais une analyse exhaustive et au final épuisante des ressorts de cette fièvre amoureuse et de cette aliénation sentimentale. Une impressionnante démonstration littéraire, sans doute, mais répétitive et en définitive un peu ennuyeuse.

 

 

L'auteur :

 

Bernardo Carvalho est né le 5 septembre 1960 à Rio de Janeiro. Il a notamment écrit Le soleil se couche à Sao Paulo, 'Ta mère et Reproduction.

 


29/09/2018
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La ville la plus dangereuse du monde (Les valises)

Lire à un mois d'intervalle Les derniers jours du commandant d'Alberto Barrera Tyszka et Les valises de Juan Carlos Méndez Guédez incite forcément à comparer les deux ouvrages tant ils sont l'un et l'autre situés dans le même contexte d'un Venezuela chaviste qui apprend les premières informations sur la maladie de son dirigeant et pressent qu'une ère est en voie de s'achever. La comparaison entre les deux est largement en défaveur du livre de Guédez, assez divertissant mais aussi répétitif et pas toujours limpide dans sa construction. Le rythme en est assez laborieux car le roman s'il décrit un personnage principal plutôt attachant, le dénommé Donizetti, donne aussi la parole à son ami Manuel, fanatique de boxe, dont les confessions et sa version des faits semblent la plupart du temps bien longuettes. Passer du premier, à la troisième personne, au deuxième, qui reprend le flambeau du narrateur, est un exercice de style systématique qui finit par susciter une certaine lassitude. Les méandres narratifs et une vulgarité occasionnelle ne plaident pas non plus pour une adhésion franche et massive à ce roman noir qui donne toutefois une image réaliste de Caracas, devenue la ville la plus dangereuse du monde.

 

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L'auteur :

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Juan Carlos Méndez Guédez est né le 2 mars 1967 à Barraquimiento (Venezuela). Il a écrit une quinzaine de livres dont Mambo canaille et La ville de sable.


03/06/2018
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Jeu, set mais pas match (La perfection du revers)

Que sait-on de Patricia Lukastic, prodige du tennis argentin, retirée du circuit à l'âge de 21 ans ? Rien, à vrai dire, et inutile de chercher sur wikipédia, elle n'y figure pas. Patricia Lukastic n'existe pas, elle est la création de Manuel Soriano dans un roman qui la plonge dans le monde du tennis des années 80 aux côtés de Steffi Graf, Lindsey Davenport et Monica Seles. Mais pas de Gabriela Sabatini, la véritable star argentine de l'époque et dont le personnage de fiction ne narre pas l'histoire, hormis le fait que les deux joueuses se caractérisent par le revers à une main. Le romancier raconte avec un grand luxe de détails les rencontres que sa championne aurait disputé contre les joueuses citées plus haut, y compris la finale de l'open d'Australie face à Monica Seles. Cette dystopie sportive est très troublante et assez fascinante, il faut bien l'avouer, tant le livre est très documenté sur les faits et gestes ainsi que la carrière des adversaires présumées de Patricia Lukastic. En revanche, la construction du livre séduit moins, commençant par l'enquête d'un écrivain qui, 20 ans après la retraite de la joueuse, est sollicitée pour écrire sa biographie. Mais le narrateur disparait ensuite, ne revenant que brièvement pour le dénouement. Le roman se partage entre deux types de chapitres qui alternent : ceux qui évoquent l'enfance, l'adolescence et les premiers pas au plus haut niveau et ceux qui relatent le dernier tournoi de la tenniswoman jusqu'à la confrontation avec Monica Seles. Derrière Patricia, il y a la figure omniprésente du père, proche, protectrice, autoritaire et pas loin d'être abusive. Le récit se suit avec intérêt malgré quelques digressions  vaguement sordides, entretenant finalement le mystère sur cette apprentie star dont le parcours ressemble sans aucun doute à beaucoup de joueuses (et joueurs) de tennis, soumises depuis leur plus jeune âge à des cadences infernales et à une discipline qui finissent par leur faire détester leur sport. Jeu, set mais pas match.

 

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L'auteur :

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Manuel Soriano est né en 1977 à Buenos Aires. Il a notamment publié Rugby.


20/05/2018
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Une nation au chevet (Les derniers jours du Commandant)

Alberto Barrera Tyska est de retour en librairie. Qui ? l'écrivain vénézuélien, auteur de La maladie, un livre magnifique qui a connu un succès, euh, d'estime à sa sortie en 2010. Son nouveau roman, Les derniers jours du Commandant, évoque aussi une maladie, à savoir le cancer de Hugo Chavez qui pendant de longs mois impacta la vie politique mais aussi quotidienne au Venezuela. Ce roman choral, qui évoque parfois une telenovela, avec un grand nombre de personnages et des rebondissements fréquents, est tout à la fois un tour de force littéraire, sociologique et politique. La figure de Chavez y est très présente, comme en filigrane de toutes les existences vénézuéliennes et face à laquelle il est obligatoire de se positionner : pour ou contre. Et ce culte de la personnalité au temps des dissimulations du traitement administré au "lider" à Cuba se hissa à des hauteurs mystiques invraisemblables ! De charisme à chavisme, il n'y a qu'une lettre qui change et Barrera Tyszka, qui a par ailleurs signé une biographie de Chavez, propose une analyse très fine de l'incroyable pouvoir magnétique exercé par le Commandant sur son peuple. Les derniers jours du Commandant est avant tout le portrait d'un pays miné par la corruption, la pauvreté, la violence mais où les plus pures histoires d'amitié et d'amour peuvent aussi naître, comme entre deux jeunes adolescents qui font connaissance via internet. Malgré sa relative brièveté (à peine 250 pages) et grâce à un style délié et très vivant, Les derniers jours du Commandant mérite d'être lu aussi bien pour ses vertus romanesques que pour les informations données sur les états d'âme d'une nation au chevet de son président qui s'éloigne vers la mort. D'ailleurs, 5 ans plus tard, le pays ne s'en est pas vraiment remis et dérive vers une déliquescence de plus en plus prononcée.

 

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L'auteur :

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Alberto Barrera Tyszka est né le 18 février 1960 à Caracas. Il a écrit des recueils de poésie et de nouvelles, une biographie et 4 romans dont La maladie.


18/04/2018
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